ACME/MAROC ne badine pas avec les eaux
(*)Par IDRISSI Houssaine

Prélude à la fête : préparer un cadre bien accueillant
De nouveau ACME/MAROC fête la journée nationale de l’eau en sa troisième édition, cette fois, à TEMARA tout en revendiquant que cette journée soit officialisée et reconnue comme fête nationale du fait de son impact sur toutes les couches sociales puisqu’il s’agit de l’eau de la vie en majuscule S.V.P. Faut-il rappeler que l’appel d’Ifrane (18 février 08) a fait prévaloir, en vain, la demande de fêter le 20 mai comme fête nationale de l’eau, comme l’on célèbre le fête de la terre de la mère et de la poésie. L’eau réclame la commémoration qu’elle mérite partant de l’attention que lui accorde le commun des mortels.
Après la fête mondiale de l’eau célébrée en son temps dernièrement (mars 2009) par l’Association ‘’Eau et Energie pour tous’’ dont le président actuel est H. KAFOUNI, ACME/MAROC a choisi cette fois TEMARA, tout près du centre de décisions et orientations politico économico – sociales dans notre pays, le 24 mai pour commémorer la fête nationale de l’eau (20 mai) au collège Ahmed Njai (décédé en 2004) nationaliste d’envergure et militant pour le développement de notre agriculture, secteur encore en rapport avec l’eau, ne consomme t-il pas + 80% de notre eau, comme le rappelle bonnement MEHDI LAHLOU au cours de toutes ses interventions. Le collège a bien saisi l’occasion pour s’exhiber en centre bien accueillant comme nous l’assure Mr le directeur de l’établissement H. ELMOUDEN : le collège est honoré par cet événement à l’initiative d’ACME/MAROC avec laquelle on a de bonnes relations et qui a choisi la sensibilisation comme moyen de prise de conscience dans les établissements scolaires non pas de l’importance de l’eau dans notre vie mais des menaces qu’elle constitue si on la néglige. «Respectons l’eau respectons la vie » dit-il. En plus cette année et en coordination avec les comités d’élèves (comité du cinéma, du théâtre, d’environnement ….etc). Le collège Ahmed Njai travaille sur le thème de l’eau. Donc ce n’est pas une coïncidence si nous accueillons favorablement l’initiative d’ACME MAROC, en ce jour. Vous allez voir nous dit-il tout le monde s’est mobilisé pour lever le défi même le dimanche, tant que l’initiative sert les intérêts des élèves.
Le cadre de la fête de l’eau a été bien préparé, les salles les chaises les tables et la sonorisation sont mises à la disposition d’ACME/MAROC tout est appuyé par un chaleureux accueil.
L’ouverture de la fête : travaux des élèves en exergue
La participation des élèves du collège annonce (déjà 10h30) les couleurs : dynamicité, audace et créativité autour du thème de l’eau, tout cela en la langue de Molière : l’eau source de vie, utilisation de l’eau, les problèmes de l’eau et même des conseils sont clairement exposés à l’intention des grands qui admirent, écoutent et applaudissent en guise d’encouragement. Les élèves tout calmement donnent des leçons et passent des messages ô combien ! simples mais profonds, à travers les pancartes, tableaux, slogans et textes et dessins affichés aux tableaux muraux et à travers des sketches et chants préparés pour l’occasion.

Ben Smim n’est plus une allégation
Ben Smim est présent dans l’espace du collège par les excellentes photos de grand format amenées de France pour l’occasion. L’exposition a été inaugurée par YASSER GMIRA membre du bureau national d’ACME/MAROC en soulignant l’impact de la privatisation des eaux au Maroc prenant comme exemple Ben Smim dont les habitants se sont révoltés et poursuivis en justice, et pour donner la parole à J.C.Oliva qui ne mâche pas ses mots pour présenter problème vécu par les habitants de Ben Smim suite à la spoliation des eaux de leurs source, ce qui a bouleversé la vie en plein centre du moyen Atlas connu par ses sources abondantes, ses forets de cèdres millénaires. J.C. Oliva n’a pas caché son inquiétude quant au désastre causé par le capital international dans les rangs des innocents découverts pour la première fois par les français et les belges lors de l’exposition organisée en Europe à l’inétiative d’ACME. L’exposition s’adresse cette fois aux participants à la fête nationale de l’eau pour découvrir le malheur des citoyens marginalisés et acculés à lutter pour le recouvrement de leur unique source. Les mots claires de J.C. Oliva expriment la réalité prise sur le vif du quotidien à Ben Smim: L’eau ne coule plus librement mais devient marchandise. Une nouvelle vie s’est installée dans toutes ses contradictions –nous annonce le commentateur des photos- grand format- pour subir la situation ou quitter le village : la situation dûment désastreuses et révoltante (eau source de révolte) poussent les habitants à protester et à réclamer leur droit inaliénable à l’eau.
Les mots sur l’eau tous azimuts
C’est en plein air de ce jour de mai bien ensoleillé que se sont succédés 4 interventions devant un auditoire de plus de 200 élèves, professeurs et hôtes, venus pour participer à la commémoration de la fête nationale de l’eau.
Tous d’un commun accord, les intervenants se sont partagés la tâche pour présenter le problème de l’eau dans toutes ces dimensions en passant le message clair : partout dans le monde le problème de l’eau menace et devient un véritable stress hydrique suscitant les forces vives à se mobilisent pour affronter lentement mais sûrement cette menaces. Mehdi Lahlou (président d’ACME/MAROC), J.C.OLIVA (d’ACME/France) Rabii OUHBA et Abdel Moula Ismail (militants associatifs d’Egypte et du forum pour la défense du droit à l’eau), prennent la parole à tour de rôle, et d’un style didactique bien significatif à la hauteur de l’auditoire attentif pour rappeler l’opportunité de l’occasion de fêter l’eau et pour attirer l’attention afin de changer les comportements et les politiques suivies dans le domaine de gestion et l’exploitation des eaux. Le ONG dont ACME/MAROC ne cessent de tirer les sonnettes d’alarme en rapport avec la montée de voix en colère et la prolifération de mouvement de protestations ici et ailleurs cette année (Tunisie – Egypte – Palestine – Afrique du sud…) parce que la situation hydrique devient de plus en plus «stressante » suite à la négligence et même au mépris enregistrés chez des personnalités appartenant au domaine de la presse et de la prise de décision..
Faire une intervention sur l’eau à quatre, dans un établissement scolaire, n’est pas chose facile, pourtant nos quatre intervenants ont pris la voie simple: présenter les choses de l’eau telle qu’elles sont les chiffres à l’appui, les mouvements de protestation en exemple, les actions des ONG et de la société civile en exergue. Quatre interventions orales pleines de proposition et d’alternatives pour remédier aux préjudices causés dans la nature, à l’écosystème, ciblant avant tout le changement de comportement de tout un chacun, pour la protection et la bonne gestion de l’eau et de l’environnement.

Bilan à suivre en préparation de la prochaine fête nationale de l’eau
En terme de temps et d’action, La fête a duré plus de huit heures (de 9h à 17h y compris les temps de pauses et déjeuner), tout le monde (organisateurs – intervenants – participants) y trouve sa place pour réaliser le programme d’ACME/MAROC et préparer un cadre propice à la réussite de la fête.
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Activité
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Tps
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Nature
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Réalisée par
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1
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Préparation du cadre
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1h
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Décoration, tableaux, panneaux, tableau mural, sonorisation
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Administrateur + professeurs, élèves
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2
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1° Intervention orale
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10mn
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Inauguration de l’exposition
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Y. Gmira membre du bureau national ACME-Maroc
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